La situation des entrepreneurs bio des Pays de la Loire depuis le confinement

de | 16 avril 2020

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L’association “Entrepreneurs bio Pays de la Loire” a réalisé une étude auprès des entreprises de transformation afin de dresser un état des lieux depuis la mise en confinement. Voici la synthèse de la situation au 31 mars. 

Que révèle cette enquête ? 

Tout d’abord que toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne. Si certaines connaissent une croissance entre 15 et 40 % ; d’autres subissent une réduction d’activité de 15 à 100 %.

Les entreprises en pleine croissance proposent des produits « stockables », en phase avec la situation de confinement (produits à longue conservation, surgelés ou à congeler). Les produits à cuisiner ont aussi le vent en poupe à l’image des préparations pour flans et desserts en forte croissance, idem pour les farines. A l’inverse, les produits ultra-frais à DLC courte et les plats préparés sont moins demandés. Certaines entreprises ont vu de fait leurs produits déférencés, d’autres affichent une baisse de chiffres d’affaires de 25 à 30 %.

L’impact de la fermeture de la RHD

Les entreprises en difficulté sont celles qui ont une forte activité centrée sur le marché RHD (cantine scolaire, restaurants d’entreprises, restauration commerciale) et/ou sur le secteur des commerces non alimentaires. Les producteurs de fruits, de légumes, de produits carnés, de produits laitiers sont également impactés, avec des volumes en GMS qui ne viennent pas toujours compenser les pertes. Certaines laiteries affichent une perte de 50 % de leur activité, c’est – 70 % pour des boulangeries spécialisées sur la RHD. Certaines entreprises ont même dû suspendre leur activité occasionnant entre 60 et 70 % de perte du CA. Des entreprises ont réussi à tirer leur épingle du jeu, dans des secteurs très ciblés comme le sans gluten, en compensant leur baisse par une croissance en GMS. Les entreprises qui avaient, avant la crise sanitaire, développé leur e-commerce ont pu aussi parfois compenser la perte du marché RHD par de la livraison à domicile. 

Des questions qui attendent des réponses

Face à l’absentéisme du personnel, des questions reviennent : quid d’un système de garde d’enfants à destination des entreprises agroalimentaires pour favoriser le retour des parents ?  Et de la prise en compte des pertes de chiffre d’affaires pour les structures agroalimentaires et alimentaires qui sont supposées ne pas souffrir de la crise ?

 

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